jeudi 9 juillet 2015

On en parle !...

Cette 3eme édition est bien présente dans la presse. Voici les liens vers les articles :

La Dépêche (Journal local et régional)

Conseil Départemental du LOT :

Media-Lot (Webzine des actualités du Lot)

LaRoulotte (Mensuel gratuit présentant les manifestations du département)

Il y a aussi un article dans "Les idées de Marianne" (dans le magazine “Eté” (point de croix) et dans le Marianne Maison) et dans "Tricot Passion"


Et au détour des routes du Lot vous aurez peut-être la chance de voir notre affiche dans un abribus !




lundi 6 juillet 2015

Pour le repas : de l'agneau bio et du safran lotois, préparé par Martin

La ferme de Martin Vignals se situe à Tour-de-Faure dans le Lot, non loin de St Cirq Lapopie.

Martin, présentez-nous votre activité, votre passion :

Le retour à la terre.
Choisir un cadre de vie qui colle à notre rythme, un espace d'une centaine d'hectares où l'on se sent un peu paysagiste, architecte, perdu sur un plateau revenu à l'état sauvage, et sur lequel on essaye de se faire une place en douceur, sans tout bouleverser.
C'est un peu "notre" plateau, on en prends soin, et il nous le rends bien.



Les productions sur la ferme actuellement sont: Lavande fine du Quercy (en vue de faire de l'huile essentielle), truffe noire du Perigord (Melanosporum), Safran du Quercy, Viande D'agneau (Troupeau de brebis "Causse du Lot"), Porcs laineux.



Le troupeau se compose d'environ 80 brebis menées en plein air intégral, toute l'année, les agneaux sont engraissés au maximum à l'herbe, seuls les plus chétifs seront finis en bergerie, avec un aliment bio. On projette de croiser certaines mères avec un bélier Mérinos, afin d'améliorer la qualité de la laine et de pouvoir également valoriser cette ressource délaissée.



On travaille sur les principes de "l'agriculture paysanne" mis en place par la FADEAR, et en agriculture biologique. Plus que la certification d'un label, nous recherchons un vrai équilibre qui respecte à la fois les volets environnementaux et sociaux, l'entraide et la solidarité.



On souhaiterait développer la vente directe, à la ferme, par des groupements d'achat, ou bien encore par la création d'une Amap. Affaire à suivre !



Interview de Carla Meijsen, notre professeure invitée !


Nous sommes ravies, pour cette troisième édition, de pouvoir inviter une professeure de tricot renommée. Elle fait partie de la Guilde des tricoteuses hollandaises, est auteure de deux livres sur des techniques de tricot traditionnelles nordiques... et nous sommes très honorées de l'avoir comme enseignante lors de 2 ateliers tricot, au festival
Il reste quelques places pour les ateliers de tricot dentelle et tricot nordique, contactez-nous !!


1) Quel livre emporterais-tu sur une île déserte ?
Cela fait un moment que je réfléchis à cette question.
En amoureuse du tricot et des livres, ma collection de livres de tricot est assez grande (c’est un euphémisme… ;-) ), mais aucun d’entre eux ne couvre toute la technique ou toutes les traditions du tricot. Trop de ces  livres traitent de sujets qui sont chers à mon cœur, il m’est donc impossible d’en choisir un seul.
Si j’étais dans la situation de devoir prendre cette décision difficile, je préfèrerais ne prendre aucun livre. Ou peut-être mon propre livre, « So warm ! Twined Knitting », simplement pour le plaisir de l’avoir avec moi.
Être si isolée du monde me conduirait sans doute à de nouvelles choses, à de nouveaux modèles, et me stimulerait pour trouver par moi-même les  solutions techniques  aux problèmes de tricot, sans être influencée par d’autres sources.
En fait, j’échangerais bien cet unique livre pour un grand assortiment d’aiguilles à tricoter !
2) Qu’aimerais-tu apprendre, en matière de tricot ?
Même si le tricot a été, et demeurera probablement toujours la principale activité dans ma vie, je réalise de plus en plus que j’ai encore beaucoup à apprendre. C‘est vrai ce que l’on dit : « plus on en sait, plus on découvre que l’on en sait si peu, et que l’on a besoin d’en apprendre tellement plus ». Mais c’est aussi ce qui en fait l’intérêt.
Pour ma recherche des techniques nordiques (Estonie, Lettonie, Lituanie, Suède, Norvège, Danemark, Shetland etc) je remarque qu’avec le temps je vois davantage de différences, aussi bien que de similarités, dans les patrons et les techniques. Cela devient plus intéressant, parce que je n’apprends pas seulement ce qui est directement relié au tricot, mais aussi ce qui a trait à la culture textile et à la culture en général. Les relations entre l’histoire et les arts sont parfois littéralement visibles dans le tricot, c’est je trouve une chose stupéfiante à voir. La façon dont les techniques locales et les patrons sont géographiquement distribués entre plusieurs régions et pays est aussi très intéressante.
Tricoter n‘est pas seulement  fabriquer un tissu. Tricoter est une façon de s’exprimer et d’être créatif. Le tricot traditionnel peut permettre de vous caractériser comme individu, par vos familles d’appartenance et vos liens avec d’autres personnes. Les traditions - à mon avis - sont vivantes et doivent le rester, créer du changement dans les communautés - et leur rapport au reste du monde. En tant que l’une des premières femmes en ligne aux Pays Bas au milieu des années 90 du siècle précédent, je suis très intéressée par l’influence d’internet et de la communication digitale moderne dans les domaines du textile et du tricot. En tout cas je m’interroge à ce sujet, tu m’as demandé ce que je voulais apprendre …
En ce moment j’effectue des recherches pour mes nouveaux livres. Je voyage beaucoup dans les pays nordiques  pour pouvoir apprendre à la source ce qui concerne leurs traditions. Je rencontre beaucoup  de tricoteurs sur place, nous tricotons ensemble, échangeant connaissances, patrons, techniques etc. Je visite des musées locaux, petit et grands, et les réserves de musées pour y chercher des vêtements tricotés anciens.
Bien sûr les livres sont essentiels pour la recherche documentaire. J’utilise souvent des livres écrits dans des langues que je ne maîtrise pas, comme l’Estonien, le Letton, ou le Japonais. Même si je ne peux pas lire tous les textes, ce sont souvent de bonnes sources d’apprentissage. Et bien sûr, internet  prend de plus en plus d’importance pour trouver et échanger des informations.
Ayant l’habitude d’être dans les technologies de l’information, je suis très intéressée par les techniques de tricot. Je ne vois pas le tricot seulement comme un art textile. Je le vois plus comme quelque chose de technique, mais pas avec du métal, des puces informatiques ou d’autres matériaux techniques. Pour moi le tricot est une chose technique avec des aiguilles et du fil, mais les principes directeurs sont souvent les mêmes que ceux des matières techniques conventionnelles. Avec ce point de vue je trouve de plus en plus d’améliorations que j’essaie, et que souvent j’incorpore dans mes ateliers, mes livres de tricot et mes cours de tricot s’adressant aux tricoteuses expérimentées.
3) J’ai lu que tu as découvert le tricot estonien par des rencontres, avec des tricoteurs estoniens : peux-tu nous parler d’une de ces personnes ? Qui est-elle , que tricote-t’elle , comment avez-vous travaillé ensemble …
En effet, se faire de nouveaux amis dans le monde du tricot est très important , car cela ouvre les portes à plein de bonnes choses !
Lorsque j’ai découvert les tricots d’Estonie, je suis entrée en contact avec Monika, qui est devenue une amie chère à mon cœur. Je l’ai rencontrée sur Ravelry, où elle avait proposé de m’aider à trouver des livres anciens de tricot estonien. Ce qui a commencé comme un échange de livres nous a conduites à d’étroits liens d’amitié. J’essaye de me rendre en Estonie au moins une fois par an , pour mes recherches au sujet du tricot, mais aussi pour pouvoir passer du temps avec elle. En tant que tricoteuse , elle m’a ouvert les portes du monde du tricot traditionnel estonien ; et puis elle m’a aidée à organiser diverses activités , comme des ateliers, des rencontres avec des tricoteurs locaux, des visites de musées avec des vêtements tricotés etc , pour mes compagnons de voyage et moi. Ainsi nous avons vécu les excursions en Estonie, les plus spectaculaires qui soient. Je  suis très reconnaissante pour sa gentillesse et pour son aide amicale.
Les tricoteurs estoniens, comme ceux des autres pays nordiques, ont appris à tricoter dans leur jeunesse, à l’école et/ou à la maison. Le tricot, mais aussi l’amour de leur héritage textile, leur sont naturels. Ils sont souvent de très bons tricoteurs,  capables de produire les choses les plus belles, parfois à partir des outils et des fournitures les plus rudimentaires.
Maintenant je connais beaucoup de tricoteurs en Estonie, mais aussi en Lettonie et en Suède. Je rentre d’une semaine à Riga (Lettonie) et dans les environs, où j’ai recherché du tricot letton, comme je l’avais déjà fait l’an dernier. Par chance j’ai trouvé beaucoup de tricoteurs lettons et d’employés de musées qui étaient désireux de m’aider. Souvent, lorsque les tricoteurs locaux remarquent que leur art vous intéresse vraiment, et que vous le travaillez avec respect, ils apprécient votre intérêt et veulent vous apporter leur aide .
Souvent, je tricote avec des tricoteurs locaux qui ne parlent pas l’Anglais, mais ce n’est pas vraiment un problème. Le langage du tricot est universel. On peut s’asseoir genou à genou, se montrer l’un à l’autre ce qu’on tricote et comment on tricote, et reproduire, chacun, les techniques de l’autre. Ces rencontres sont les meilleurs souvenirs de mes voyages- les plus intenses aussi. Partager la passion du tricot est merveilleux, communiquer par la parole n’est pas essentiel. Mais d’un autre côté,… avoir quelqu’un qui veut traduire est génial ! ;-)
4) Comment es-tu devenue « professeure de tricot » , qu’aimes-tu transmettre ?
J’ai l’enseignement dans le sang. C’est que j’aime ça : enseigner quelque chose à quelqu’un!
Lorsque je travaillais en technologies de l’information, mon enseignement portait sur l’architecture de réseaux , la communication digitale et le développement de sites web ; aujourd’hui c’est  au sujet du tricot , mais toujours avec la même passion .
J’aime être la source d’inspiration qui permet aux gens de grandir en créativité, en savoir et en talent.
Après  un atelier ou un cours, quand les participants ont travaillé dur, ils ressortent un peu fatigués, mais aussi heureux, contents de ce qu’ils ont expérimenté, appris et achevé. C’est ma récompense, pour tous les efforts que j’ai faits pour essayer de leur apprendre de nouvelles choses.
Je suis très contente de venir en France le mois prochain rencontrer les tricoteuses , et ferai l’impossible pour leur apprendre de nouvelles techniques ,  pour enrichir leur connaissance des traditions du tricot nordique – et aussi pour les inspirer à tricoter et à être créatives !

jeudi 2 juillet 2015

Qui vient ? : Geneviève Noireau, la passion du feutre


Ce sera votre troisième participation au Lot et la Laine , qu'appréciez-vous particulièrement dans ce festival ?

C'est en effet la 3ème fois que je vais aller au Festival du "Lot et la Laine" à Cuzals
J'apprécie tout particulièrement les personnes qui s'en occupent Myrtille, Anne.... Elles sont merveilleuses.
J'espère faire de très belles rencontres et retrouver des fileuses, feutrières et autres, toutes autant passionnées et en plus dans un beau cadre de verdure.


Qu'y proposerez-vous ?

Je vais proposer à ce festival mes créations de chapeaux, écharpes et quelques vêtements tous très colorés et uniques.



Comment cheminez-vous , du point de départ à l'achèvement d'une de vos créations ?

Il me faut au départ d'une création un support visuel comme une couleur, un vêtement, des tâches, les nuages....
et puis c'est l'imagination qui prend le relai. Au final c'est bien différent la plus part du temps de mon départ visuel !

Quels sont les moments-clefs dans l'évolution d'une création ?

Les moments clés sont le départ de ma création, la disposition des matières que j'inclus et la finition , mais entre temps le feutrage est magique.

Question subsidiaire : quel livre emporteriez-vous sur une île déserte ? 

Quand au livre à emporter? Puisque je sais que j'aurai de la laine pour feutrer, je pense que je prendrai un livre d'inspiration.


Vous pouvez la rencontrer dans son atelier à Caussade sur rendez vous, dans la boutique des Faiseurs Singuliers actuellement à Montauban place Nationale, en été, à Caylus et dans certaines manifestations du sud-ouest.




mercredi 1 juillet 2015

Demandez le programme !

Voici les programmes pour les 2 jours, une page pour les animations proposées par Cuzals, une page pour les ateliers spécial festival.

Il nous tarde ....!