jeudi 21 février 2013

Et la suite des révélations - Eclat du Soleil !

Que vous la connaissiez personnellement (moi j'ai cette chance de vivre également dans la ville rose et parfois de voir en avant première les jolis modèles) ou que vous ayez vu ses modèles en ligne, je pense que vous serez ravi(e)s d'apprendre la venue de Hélène - autrement connue sous le pseudonyme Éclat du Soleil. 
Crocheteuse et tricoteuse invétérée, elle invente pour notre plus grand plaisir de magnifiques modèles, essentiellement des accessoires. Rappelez-moi pourquoi je ne peux pas porter 5 châles simultanément ? Parce que c'est la seule façon que je trouve pour essayer TOUS ses modèles. 


Bonjour Hélène, comment le tricot et surtout le crochet sont devenus ce qu'ils sont dans votre vie ? 

Quand j'étais petite fille, ma maman faisait beaucoup de couture, ce qui m'a certainement donné le goût du textile.Dès que j'ai su tricoter (un apprentissage un peu laborieux si je me souviens bien, mais vers 7 ans, je savais faire des carrés en point mousse), j'ai habillé mes poupées.
Adolescente, j'ai appris le crochet, avec un bouquin. J'ai toujours trouvé le tricot et le crochet à la fois plus faciles à mettre en œuvre que la couture - il faut peu de matériel et il n'est pas nécessaire de disposer d'un espace dédié -et absolument magiques : à partir d'un simple fil et de quelques gestes de base, on crée des surfaces ou des volumes, que l'on peut faire varier quasiment à l'infini dans leurs formes, leurs couleurs, leur texture.


Je n'ai jamais complètement arrêté, seulement beaucoup ralenti à certaines périodes, notamment pour cause d'intense activité professionnelle. 


C'est grâce à Internet que je m'y suis remise, tentée par ce que je voyais sur des blogs de tricoteuses, et émerveillée par les ressources disponibles sur le web, sur les sites américains notamment. Mais l'accès au tricot "in English", et avec de nouvelles techniques que je ne connaissais pas, n'était pas forcément simple. 

J'ai créé mon premier châle au crochet parce que je n'arrivais pas à réaliser les modèles de châle en dentelle tricotée qui me plaisaient. Entrée en contact avec Annette Petavy là aussi grâce au web, je lui ai demandé si ça l'intéressait que je propose une fiche, elle m'a répondu avec enthousiasme, et c'était parti.


Pour des raisons que je ne sais pas vraiment expliquer, le crochet me semble plus simple que le tricot lorsqu'il s'agit de créer. En outre, et notamment quand j'ai commencé à dessiner mes modèles (en 2008), il y avait peu d'offre pour le crochet, et énormément à explorer pour "dépoussiérer" cette technique formidable, qui reste trop souvent reliée aux "kitcheries" des années 70, travaillées en acrylique dans des couleurs pétard. Il y avait donc un petit challenge à relever, Annette était partante, et je me suis piquée au jeu.


C'est très gratifiant de voir les réalisations de femmes du monde entier à partir de mes fiches, et développer régulièrement de nouveaux modèles me stimule pour continuer à explorer les possibilités du crochet, et depuis peu du tricot (depuis 2008, j'ai fait des progrès en dentelle tricotée).
 
Quelles sont vos sources d'inspiration ?


Elles sont assez variées. Parfois, c'est simplement l'envie de me fabriquer exactement le vêtement ou l'accessoire que j'ai envie de porter, avec l'entière liberté de faire varier les paramètres, matière, forme, couleurs, à ma fantaisie.

Mais je regarde aussi beaucoup ce que font les autres et ce que portent les femmes dans la rue, qui m'inspire plus que les revues de mode. Sur une vraie femme, on voit vraiment ce qui tombe bien, ce qui est pratique à utiliser, agréable à porter, le détail qui donne "de la gueule" à une tenue, ce qui flatte la silhouette.



Après, il y a l'inspiration "technique" : j'adore les bibles de points, j'en voudrais toujours plus, et je peux m'y plonger des heures, pour trouver le point qui donnera précisément le rendu que je cherche pour une création, ou au contraire quel objet réaliser pour mettre en valeur un point ou une bordure qui me fait flasher.

Je suis aussi inspirée par les fils, et je peux passer un temps fou pour trouver comment mettre en valeur les spécificités d'une belle matière que j'ai envie de sentir couler sous mes doigts en la travaillant, mais aussi de porter.


Pour le travail de la couleur, outre les très beaux fils "multicouleurs" que l'on trouve actuellement et qui m'attirent beaucoup, les peintres sont mes meilleures sources. J'ai eu la chance de visiter beaucoup de musées depuis mon plus jeune âge, je continue, et je consulte aussi des livres, pour regarder ou pour apprendre.
 

Vous n'aviez pas pu venir à la 1ère édition du festival, comment l'imaginez-vous, quelles sont vos attentes ?

En effet, j'étais en Italie pendant la première édition.
D'abord, j'aime bien l'idée d'une manifestation en plein air (je croise les doigts pour que la météo soit avec nous), c'est beaucoup plus agréable, pour les exposants comme pour les participants, que d'être enfermés dans un hangar.


Et puis, ce qui me plaît, c'est que la manifestation soit entièrement dédiée au fil, de sa fabrication à l'objet terminé : cela permet d'explorer à fond les différentes possibilités, d'en apprendre plus sur les fibres, ce qui est très utile pour mieux les utiliser, et de s'enrichir de toutes les imaginations pour les transformer. 


 Je crois que je suis aussi gourmande du plaisir de rencontrer les femmes qui utilisent (ou utiliseront) mes fiches que les autres exposants : c'est une manifestation où l'on peut créer des liens, identifier de nouveaux partenaires pour augmenter son potentiel créatif ou de diffusion, échanger avec des gens qui partagent les mêmes passions que nous. C'est donc à la fois du bonheur immédiat à consommer sur place... et de quoi nourrir le futur.







Hélène est eclatdusoleil sur ravelry, et vous pouvez trouver son blog ici. Par ailleurs, ses modèles sont disponibles chez Annette (cf le billet de blog précédent). 

Un énorme merci à Sophie (sophidici) qui a réalisé l'interview !

mercredi 20 février 2013

Nouvelle venue 2013 : Annette Petavy !

Et hop, une révélation de plus : une designer de vêtements et accessoires au crochet, elle a une boutique en ligne qui offre, en plus des jolis modèles, des somptueux fils. Je vous parle bien entendu d'Annette Petavy !

Faisons donc sa connaissance à travers de cette entrevue, gracieusement faite par Sophie (sophidici sur ravelry). 

Bonjour Annette, parlez-nous un peu de vous, de votre "rencontre" avec le crochet et le tricot, ce qui vous inspire...

Je suis suédoise, et je viens donc d'un pays où tout le monde (ou presque) sait tricoter, crocheter, faire un brin de point de croix...


Ma grand-mère paternelle était une crocheteuse extra-ordinaire, ma grand-mère maternelle faisait de la broderie, l'une de mes tantes tisse, l'autre coud, chacun fait quelque chose. Mon frère tricote des bonnets pour sa femme et ses enfants - c'est un peu plus original, mais pas totalement exceptionnel non plus.

C'est donc très naturellement que j'ai appris à crocheter et à tricoter vers l'âge de 6-7 ans. J'étais ado pendant le "boom" du tricot des années 80 et tricotais plein de pulls (que je trouverais très moches aujourd'hui, bien sûr !).

 
Après, c'était plus en pointillés, jusqu'à ce que je tombe enceinte de mon fils (mon deuxième enfant). Le médecin m'a arrêté pour que je me repose, mais je n'étais pas alitée. Un jour, je suis rentrée chez Phildar, j'ai acheté des pelotes et un crochet plus gros que ceux avec lesquels j'avais appris, et j'ai fait une petite veste au crochet pour ma fille de 4 ans.


Ensuite, j'ai cherché des modèles au crochet pour les reproduire, mais en 2001 il n'y avait vraiment pas grand-chose. J'ai acheté les "Harmony Guides" du crochet, des dictionnaires de points, et j'ai crocheté comme une folle !


 

Comment vous est venu l'idée d'ouvrir une  boutique en ligne et comment choisissez-vous les modèles, fils et différents articles...

Je m'ennuyais dans mon travail, et en plus je travaillais très loin de la maison (250 km !). Avec de jeunes enfants, ce n'était pas facile, et ma santé en a pris un coup. J'avais très envie de ne plus être raisonnable, de suivre mes envies, et me consacrer à ma passion.


La vente en ligne m'a paru être une évidence. J'ai toujours su que je n'allais pas produire des objets et les vendre sur les marchés - je ne suis pas suffisamment productive pour cela, et je pense que ce que je peux vraiment apporter est plus du domaine de la matière grise (des idées, du savoir-faire) que de la production en série. Par contre, j'ai vraiment démarré de zéro, sans compétences dans le domaine

informatique - mais ça s'apprend !

J'ai très vite pensé à collaborer avec d'autres créatrices, et quand Hélène (EclatDuSoleil) m'a écrit, j'ai sauté sur l'occasion.

Pour sélectionner les modèles, c'est très instinctif - j'ai un coup de cœur pour une créatrice ou un créateur. J'aime travailler de façon régulière avec les gens, avec une confiance réciproque qui s'installe.

Pour les fils et autres, j'essaie d'avoir de très bons basiques (mérinos uni, alpaga uni...) et y ajouter des matières qui me parlent vraiment en raison de leur qualité, leur beauté et leur potentiel créatif. J'ai envie de proposer des choses qu'on ne trouve pas de partout, et de le faire à des prix raisonnables.


En tant que créatrice, je suis stimulée par les contraintes, et avoir une gamme de fils assez large mais tout de même limitée sur laquelle travailler est une aubaine pour moi. Par contre, je ne l'impose pas aux autres - vous trouverez plein de modèles dans la boutique qui ne sont pas réalisés dans les fils que je vends.

Finalement, tout ça reste assez personnel et instinctif, même s'il faut être un tout petit peu raisonnable: mon stock doit tenir dans un espace réduit, sous l'escalier de la salle de jeux!







Et LA question intéressée : ferez-vous un ou des ateliers pendant le festival ?

Un atelier directement pendant le festival, non. Je me connais, quand je tiens un stand je suis totalement absorbée par cela, et quand j'enseigne je suis à fond de-dans - difficile de concilier les deux!


Par contre, Hélène Marcy (EclatDuSoleil) sera présente sur mon stand, et le samedi après-midi, toute crocheteuse qui veut un conseil ou un dépannage sur l'un de ses modèles pourra se rendre sur le stand et profiter de son savoir et sa pédagogie.


J'aime beaucoup l'enseignement, la transmission, et j'aime vraiment apprendre le crochet (et le tricot) aux autres. Donc, si vous êtes plusieurs crocheteuses à en avoir envie, ou si vous voulez animer votre magasin de loisirs créatifs ou de laine, on peut toujours envisager des stages d'un ou deux jours - c'est à étudier au cas par cas. Voilà, c'était la petite page de pub!

Une petite dernière : comment voyez-vous ou qu'attendez-vous de ce festival ?

Je m'attends à être surprise! Le contexte et, je pense, l'ambiance sont différents des salons que je pratique d'habitude, que ce soit les grands salons de loisirs créatifs ou des salons à plus petite échelle. Avec Hélène, on cogite pas mal sur le stand - je n'ai jamais implanté un stand sur l'herbe avant. J'ai vraiment hâte d'y être et de vivre ce week-end qui s'annonce extraordinaire !


Merci donc à Sophie, et au plaisir de retrouver très vite Annette ! Pour les curieux, voici son site : www.annettepetavy.com

Comme vous avez pu le remarquer, elle annonce la venue d'une associée : Hélène, autrement connue sous le pseudonyme Eclat du Soleil... et vous en saurez plus dans le prochain billet de ce blog ! 

mardi 12 février 2013

Nouvelle exposante : Fabienne a.k.a Palaluna

Un univers coloré, textures en folie, des créations uniques... je vous invite à découvrir une nouvelle exposante qui sera avec nous en juillet - Fabienne, également connue sous le nom Palaluna ! 


- Tu cous, tu tricotes, tu créés des vêtements uniques et originaux : présente nous un peu ton parcours et tes créations :


J'ai commencé à m'intéresser à la couture en attendant mon second enfant et j'ai ouvert un blog http://palaluna.over-blog.com .
J'ai commencé à tricoter sur des tricotins géants pour m'apporter plus de dextérité et j'ai ensuite découvert vraiment le monde de la laine, des fibres et de la teinture grâce au premier festival du lot et de la laine.
Je me complais autant dans la couture que dans la laine sous toute ces formes, je suis en perpétuelle recherche, le côté pièce unique dans la création me plaît beaucoup. Et le mix des deux aussi.

- Quelles sont tes sources d'inspiration ? tu aimes les tons "bonbons et gourmandises" !?

Oui, je suis beaucoup comme on dit "au pays de Candy", le côté "so cute" et "kawaï ".... autant dans les couleurs que dans le classique avec toujours une touche de fantaisie. J'adore m'approprier les choses et les détourner à ma façon.

- Depuis le festival 2011 tu t'es mise au filage : ce fut une révélation ?

En faisant la connaissance au festival 2011 de "l'atelier du chat noir" et "les laines et étoiles filées" je suis tombée amoureuse du filage et je me suis lancée.
Attention c'est addictif !, une excitation perpétuelle, au départ le choix des fibres puis la teinture et la transformation de la fibre, tout est surprise rien n'est écrit jusqu'à la création finale... et j'adore ça. Je l'ai ressenti en faisant la connaissance des différentes fileuses présente sur le site. Toutes avaient une sensibilité, une certaine approche et complicité avec la fibre et ça m'a vraiment plus. Depuis les idées ne me quittent plus, je n'ai même pas assez de temps pour satisfaire tout ce que j'ai dans la tête.

- Quel est ton meilleur souvenir du festival 2011 ? Tes souhaits pour 2013 ?

J'ai tout aimé,le site grandiose, les exposants tous super sympa, j'ai beaucoup discuté. J'ai regretté que la journée passe aussi vite !
Pour cette année l'envie est d'autant plus forte car j'ai rencontré virtuellement beaucoup de personnes qui seront au festival et je suis super impatiente de les voir en vrai. De plus étant exposante je vais vraiment pouvoir profiter de l'ambiance sur deux jours !

- Quels sont tes projets de créations, tes envies ? un rêve fou ?!

Aïe, des projets? j'en ai trop pour tous les détailler... je fais beaucoup à l'envie, au feeling. Un jour c'est teinture, un autre filage, couture ou les deux .... je ne fais jamais la même chose, j'ai beaucoup d'en cours, beaucoup d'essais, je me chronomètre au tricot, je réfléchis sur des modèles, sur des kits... etc etc quand je dis que le temps me manque c'est pas pour rien....Un rêve fou? faire de superbes rencontres encore et partager.




Interview réalisée par Anne.

jeudi 7 février 2013

Hooo la belle affiche que voilà !

Ce matin, armées d'une valise à roulettes et d'un gros sac, Myrtille et moi-même sommes allées chercher... les flyers ! 19 kilos de flyers !


Pas vrai qu'ils sont beaux ? Et un grand merci à notre graphiste, qui a été très patient face aux demandes peut-être un peu contradictoires et cryptiques... "Quelque chose de champêtre... mais pas niais... mais pas agressif... mais pas trop mou... tu vois ? Et qu'il y ait une idée de voyage ! Et d'arrivée ! Et de découverte ! Et des animaux ! Et de la laine ! Tu vois ?"
 
Voici la bête ! A diffuser et à faire circuler, sans modération !

lundi 4 février 2013

Les Fils de Bobine : Art Déco, teintures naturelles...

... Un univers somme toute envoûtant ! Nous avons l'immense plaisir de vous présenter une nouvelle exposante pour 2013 : Nathalie, créatrice, teinturière et gérante pour "Les fils de Bobine".


Une petite interview pour la découvrir :

Bonjour Nathalie, peux-tu te présenter, nous raconter ta rencontre avec la laine, la teinture, ce qui t'inspire...

Je suis lotoise et je vis à Paris . J'ai créé une petite marque de vêtements il y a quelques années qui s'appelle «la vie rêvée de Bobine Talon».

En 2009 après le 1er choc de la crise bancaire et un salon difficile j'ai décidé de faire un break. Spontanément quand il s'agit de me reposer ou de réfléchir je vais vers le jardin. J'aime observer les fleurs sauvages, les prendre en photo, chercher leur noms … et c'est par là que j'ai découvert la teinture végétale.

Ironie du sort ? Le jardin me renvoyait à l'atelier avec une envie: tisser un lien entre le végétal et la création textile.

Donc en 2010 je me suis initiée à la teinture avec Jean Dufour qui participait d'ailleurs au 1er festival en 2011 et j'ai continué plus tard avec Michel Garcia.

La laine est une matière que j'ai toujours aimée travailler en couture : drap, étamine ou crêpe... Là c'est l'occasion de partir du fil de choisir la couleur et de travailler les motifs, un vrai plaisir... Voilà en quelques mots l'histoire des «fils de Bobine»

En parcourant ton blog "fils de bobine", deux mots me viennent : Art Déco, les dessins et les formes m'y font beaucoup penser...
J'aime depuis longtemps le style Art Déco que ce soit en art graphique, en déco ou en mobilier et je m'en suis beaucoup nourri.





Ce n'est pas un parti pris de départ que je m'impose. Pourtant quand je dessine, la stylisation de la flore et le format tout en longueur des écharpes m'y ramènent car je conçois le décor d'une écharpe comme un panneau décoratif. Je ne sais pas comment cela va évoluer mais pour le moment je me laisse porter.

Je ne sais pas si tu étais au festival de 2011, mais comment vois-tu ou qu'attends-tu de celui de cette année ?
Oui je suis venue en 2011 le samedi, il faisait beau, nous avons mangé de l'agneau et vu de belles choses.

En fait ce festival m'inspire comme un prémisse de Woodstock de la laine. J'y verrais bien des concerts de country au milieu des moutons :). D'ailleurs certaines parlaient d'une nuit de filage... Ce que j'aimerais c'est qu'il y ait beaucoup de diversité de genres et de styles tant au niveau des exposants que des visiteurs. Aujourd'hui il y a un renouveau en France du tricot même les écoles s'y mettent. J'en attends des rencontres, des échanges, des bons moments et bien sûr des retours sur mon travail... mais le mieux c'est de rien attendre pour mieux se laisser surprendre.

Merci, Nathalie ! Pour celles qui sont curieuses, voici son site : les Fils de Bobine !

Back for 2013 : Maco Mérinos !

Toutes les amoureuses de filage seront ravies d'apprendre le retour des laines et toisons de Maco Merinos, le mouton tout doux à la française !


Piliers français dans l’élevage des moutons pour la fibre, Maco Mérinos nous proposent des fils et fibres made in France, ainsi que des teintures et des objets finis.

Voici l'interview de 2011 qui décrit le parcours de Maco Merinos !

vendredi 1 février 2013

Back for 2013 : Tisserande et La Maison des Fibres

Nous avons un grand plaisir à voir revenir cette année au festival un duo mère-fille très talentueux : Tisserande et La Maison des fibres !
Tisserande crée des merveilles tissées en matières luxueuses, de quoi faire baver celles qui ne font que commencer à apprivoiser leur métier à peigne rigide...


La Maison de Fibres nous propose de beaux fils et fibres à filer, teints dans des couleurs somptueuses.
Un régal pour les yeux et pour les mains !


Interview de Lauren, de La Maison des Fibres

Peux tu écrire un texte pour te présenter, présenter ton parcours?

Je suis une trentenaire qui a grandi entre la Grande Bretagne et la France (mon pays d’adoption). Je suis « tombée » dans les arts des fibres lorsque j’étais toute petite et dès l’âge de 10ans je pratiquais le tricot, le filage, le tissage, la couture, la broderie et le crochet. Comme vous le voyez mon addiction a commencé très jeune, j’ai donc eu le temps de peaufiner mes préférences ! A l’approche de la vingtaine j’ai rajouté la teinture et le feutrage à ma liste. Lorsque j’ai découvert le feutrage à l’aiguille, je me suis rendue compte à quel point il était difficile de trouver des laines teintées à feutrer donc je me suis mise à carder et à teindre, aux plantes, la laine produite par les brebis de mes parents.
Rapidement j’ai recommencé à filer avec cette laine colorée et le tissage me permet de créer des écharpes avec mon filé main. J’adore partir d’une poignée de fibres et passer par toutes les étapes (teinture, filage, tissage ou parfois tricot) pour arriver à un produit terminé telle qu’une écharpe.
Il y a quelques années, à force de créer, j’ai voulu faire partager ma passion (voire addiction !) et c’est ainsi que j’ai décidé de créer La Maison des Fibres.

Est-ce ton vrai travail ?

Malheureusement non, ce n’est qu’un « loisir » qui prend malgré tout beaucoup de temps. Mon parcours scolaire en France ne m’a pas orienté du côté des arts textiles. Mon vrai métier, pour l’instant, est l’enseignement de l’anglais auprès d’adultes mais qui sait, peut être qu’un jour je serai en mesure d’allier loisir et travail…

Quelles sont tes matières préférées ?

Question difficile ! J’ai sûrement un peu des goûts de luxe ! J’apprécie avant tout les fibres d’origine animale. Non pas que je ne file pas un peu de bambou, de soie de banane ou de soie de soja de temps à autres mais ce n’est pas la même chose. J’adore travailler avec le cachemire, le chameau, l’alpaga, le yak, la soie mais j’aime aussi les laines de moutons tels que le Wensleydale, le mérinos…En fait, en ce moment je tricote une étole en cachemire et vison ! J’aime trouver des fibres et des laines « insolites », des choses nouvelles ; par exemple mérinos et opossum ou encore bébé chameau et soie.
Mon défi, avec ce festival, est de trouver des fibres de qualité à proximité car il est souvent difficile de trouver à se fournir en France lorsqu’on ne souhaite pas des quantités industrielles.
Je suis convaincue qu’il faut essayer d’être le plus écologiquement responsable possible dans la sélection des fibres et des teintures d’où mon choix de teintures naturelles ou sans métaux lourds.

Qu'est-ce qu'une bonne laine pour toi?

J’avoue que souvent j’achète car j’aime la texture, l’aspect ou bien la couleur des fibres ou de la laine.
Lorsque je choisi les laines pour ma petite boutique, j’ai aussi bien le tricot que le tissage à l’esprit et j’essaie de trouver des fils qui peuvent convenir aux deux.
Pour les fibres que je file, c’est différent car je choisi en fonction de la texture, du rendu une fois teinté et de la sensation lors du filage.
Lorsque c’est pour mes projets de tissage je peux faire un fil « sur mesure ». Par exemple, pour un projet de tissage j’ai filé un fil en « s » et un autre en « z » afin d’obtenir un tissu cloqué, texturé….donc une bonne laine, pour moi, est celle qui convient au projet que l’on souhaite réaliser.



Vous pouvez jeter un coup d’œil à l'interview de La Maison des Fibres en 2011, ici !