samedi 29 juin 2013

Amis sans Frontières, association tricotesque qui tisse du lien

Amis Sans Frontières est une association, loi de 1901 qui s'est donné pour but de promouvoir la solidarité et un humanisme fondé sur le respect des droits des humains.


Action nationale, celle qui nous interesse dans le cadre de "Le Lot et la Laine" consiste à faire appel à des bénévoles pour confectionner de la layette destinée à des jeunes Mamans en situation de précarité au moment de la naissance d'un bébé.


Cette action nous a été proposée par des assistantes sociales témoins de l'indigence intolérable dans laquelle se trouvaient certaines jeunes mères. En plus de l'aide apportée aux bébés, il s'est avéré que les bénévoles, souvent âgées et seules, retrouvaient une raison de se rendre socialement utiles. Regroupées, elles peuvent tisser de nouveaux liens d'amitié.



En 2012, nos bénévoles ont permis de distribuer près de 120 000 pièces de tricots. Mais d'année en année les besoins augmentent !

Pour en savoir plus voir notre site amis-sans-frontieres.org ou amis-sans-frontieres.fr

Notre teinturier 'sauvage' : Fred Boyer, le paysan des couleurs

Mais qui est la personne qui nous propose d'excellents stages de teinture naturelle lors du festival ? Une présentation s'impose !
Fred Boyer est producteur de plantes tinctoriales et il réalise des ventes de plantes en godets ainsi que stages d’initiation à la teinture végétale.

La plupart des stages sont complets, mais il reste quelques (rares) places...

Samedi 13 juillet 
Stage 1 : Teinture de laine en bleu Indigo.
10h30-12h30 : initiation et découverte autour de la teinture à l’indigo, montage d’une cuve de teinture ; conseils et différentes étapes…
17h15-18h15 : échange pratique, discussions et finalisation du stage (rencontre avec le groupe stage 2 de l’après-midi).

Reste 2 places 

Stage 2 : Teinture Végétale avec des plantes tinctoriales (rouge, jaune…)
14h30-16h30 initiation aux teintures naturelles avec des couleurs végétales (hors indigo).
17h15-18h15 : avec le groupe Indigo (du matin), observation, échanges et conseils pratiques.

Complet (mais peut être il y aura des désistements les jours du festival)

Dimanche 14 juillet
Stage 3: Teinture végétale avec plantes tinctoriales (rouge, jaune…)
13h30-16h30 initiation aux teintures naturelles avec des couleurs végétales, hors indigo puis observation, échanges, conseils pratiques.

Reste 6 places


15 pers max par atelier, frais 30€/personne, tout matériel compris

Frédéric Boyer, « Paysan des couleurs »
Fabre de la grange, 81140 Penne-du-Tarn
05.63.56.36.14. boyerfred@yahoo.fr
Cultures en agriculture biologique

Knitting in France de retour en 2013

Vous l'avez rencontrée au premier festival - Bogga de Knitting in France nous propose des aiguilles à tricoter 'insolites' (carrées ou en fibre de carbone !), ainsi que des fils originaux !

Bonjour Bogga, veux-tu te présenter en quelques mots ?

Ma famille, ainsi que mes amis, m'appellent Bogga. Mais mon vrai nom est : Borghildur Hjartardottir. Je suis Islandaise, et je vis en France depuis plusieurs années avec mon conjoint Français et 3 enfants.

Parle-nous de ton rêve que tu viens de réaliser :

J'ai eu envie de me réaliser autrement dans ma vie professionnelle. J'avais envie de créer mon propre emploi et travailler sur quelque chose et qui me plait. Je me suis d'abord lancée comme traductrice freelance. Mais la traduction est un métier instable financièrement, ce qui m'oblige à travailler en dehors de la maison en même temps.
J'ai donc voulu trouver un complément, quelque chose qui soit compatible avec ma vie de famille ainsi que le métier de traductrice. C'est à ce moment-là que ce vieux rêve a fait surface.

D'où vient cette idée de ces aiguilles à tricoter si originales ?

C'est bien de vouloir lancer un magasin tricot sur internet, mais encore faut-il que ce magasin ait un attrait. Quelque chose qui le différencie de tous les autres. Comment faire pour sortir du lot, comment faire pour que le client vienne chez moi ? C'est en surfant sur internet que l'idée des aiguilles à tricoter est née. J'ai découvert qu'il y a une quantité d'aiguilles à tricoter, toutes plus incroyables les unes que les autres. Souvent, ces aiguilles ne sont disponibles qu'aux U.S.A. ou éventuellement en Grande Bretagne. J'ai donc choisi de viser les aiguilles à tricoter hors du commun, et cibler une clientèle européenne, et non seulement française.

Parles-nous de tes laines : qu'est-ce que le Qiviut ? Représentes-tu d'autres marques ?

Un magasin de tricot sans laine, ça n'existe pas. Alors, naturellement, je propose de la laine. L'idée de base était d'en proposer "juste un peu", en complément. Mais comme toute tricoteuse qui se respecte, je n'ai aucune résistance face à une belle laine ! Du coup, mon choix de laines est bien plus important que prévu ! Encore une fois, j'ai choisi de proposer des marques peu ou pas représentées en France.

Quels autres produits et/ou services proposes-tu dans ta boutique ?

Je propose également des accessoires de tricot et quelques modèles de tricot gratuits (en anglais seulement). J'ai aussi choisi d'inclure des liens vers d'autres sites internet intéressants pour les tricoteuses, et un lien vers ma page youtube où j'ai compilé des vidéos de tricot que je trouve bien - une mine d'or pour tricoteuses débutantes et confirmées.

Je propose également de donner des cours individuels et de faire des ventes privées "style Tupperware" chez moi ou au domicile de la cliente. Pour l'instant, je n'ai pas eu de demande, mais l'idée me parait bien car beaucoup de tricoteuse ont besoin de toucher et de voir "pour de vrai" avant d'investir.

Quels sont tes projets dans le futur ?

J'aimerais développer ma boutique et devenir LA spécialiste des aiguilles à tricoter en France (voire en Europe - pourquoi ne pas voir les choses en grand). Je souhaite pouvoir vivre de ma passion et le rêve c'est que le magasin se pérennise et devienne rentable. Je voudrais proposer une gamme d'aiguilles encore plus importante (j'ai d'autres marques en tête). Je voudrais proposer des produits hors du commun, haut de gamme, tout comme des produits à tarifs plus bas pour que tout le monde puisse trouver son bonheur.

Ma participation au festival dans le Lot est un projet qui me tient à coeur, car je vais pouvoir toucher des clientes directement, et faire connaître mes produits.

J'entame également une collaboration avec l'association des polyarthritiques de France prochainement. Je suis effectivement la seule à proposer des aiguilles à tricoter qui conviennent aux personnes qui souffrent des mains. Je n'imagine pas une vie sans tricot, alors il est important de faire connaître ces aiguilles.

J'essaie également de lancer un projet tricot bénévole pour les femmes qui souffrent du cancer. La perte des cheveux est très difficile à supporter psychologiquement et toutes les femmes ne supportent pas le port d'une perruque. L'idée est donc de rassembler des tricoteuses qui feront don de leur temps, ainsi que de la matière première, pour confectionner des bonnets, foulards, bonnets, ...., à offrir aux associations qui touchent ces femmes. Bien sûr, il n'est pas nécessaire d'acheter les fournitures chez moi. Mais j'ai tout de même prévu de proposer une gamme de laine et coton à un prix intéressant et qui peut être utilisée pour ce projet.

Il y aura aussi des kits : laine, aiguilles et des liens vers les modèles gratuits qu'on utilisera.



Une revenante : Sylv chez Plum

Sylvie est une designer crochet talentueuse et à ses heures libres elle est également fileuse, feutrière... Nous sommes ravies de la revoir au festival et pour ceux qui l'ignoraient : elle propose deux ateliers cette année ! 
Son fameux atelier pour les savons feutrés et un deuxième : fabrication de fuseau et initiation au filage !


Présentez-vous un petit peu !
Je suis Sylvie, maman de 2 petites filles. Depuis que je suis toute petite, la laine me passionne et me fascine... Je me revois en train de rêver devant un magasin de fournitures de loisirs créatif, avec notamment de la laine cardée en vitrine. A l'époque je ne savais même pas qu'on pouvait filer sa laine, mais je me disais qu'avoir un tel magasin serait mon rêve absolu.



Depuis 6 ans je crée mes modèles de tricot et crochet, que je vends sur mon site en anglais chezplum.com. Et depuis que je suis sur le Vercors, je commence à mettre en place des activités plus "locales" avec notament des ateliers créatifs pour des adultes et des enfants afin de faire partager mes passions, le filage, feutrage, tricot et crochet... ainsi que ce que j'appelle la "couture créative" pour recycler et customiser des vetements.


Plutôt crochet ou tricot... ou les deux ? Ou autre chose ? Parlez nous de vos passions créatives !

A la base et comme beaucoup de monde, j'ai appris à tricoter avec ma grand-mère, et pendant longtemps je n'ai fait que ça. J'ai fait des dizaines de bonnets tous plus extravagants les uns que les autres pendant la fac. Après la naissance de ma fille, j'ai repris les aiguilles et découvert une communauté fantastique de knitters/crafters sur internet. Et très vite, je me suis lancée et ai appris le crochet avec des vidéos. Une fois ce pas franchi, l'étape suivante était de filer ma laine, la teindre, apprendre le feutrage à l'aiguille et les autres techniques de feutrage. J'aime maitriser toutes ces techniques et pouvoir maintenant les mélanger complétement pour mes projets, comme cette écharpe en laine feutrée nuno sur laquelle j'ai cousu des spirales à la machine, avec une bordure crochetée tout autour. Chaque technique a ses atouts propres, et les combiner me fascine.

Aujourd'hui je ne fais plus beaucoup de tricot. Le crochet va tellement plus vite, et me convient mieux avec cette liberté de travailler en 3D dans toutes les directions sans forcément tout planifier à l'avance comme en tricot. Et puis le crochet reste un peu comme une "terre vierge à découvrir", on peut plus facilement innover et faire des choses qui n'ont jamais été faites qu'en tricot. C'est valorisant et très motivant. J'ai toujours au moins 3 fois plus de nouvelles idées que de temps pour les mettre en pratique.


Vous créez des modèles de tricot et de crochet, quel est votre modèle préféré ?

Mon modèle préféré est souvent le dernier qui sort de mes aiguilles... Mais plus sérieusement, ceux dont je suis le plus fière sont aussi les plus populaires, le pull pour enfant "Roselette" et le gilet à capuche "Ermeline". Des formes simples mais dont on se souvient, des petits détails qui font la différence, et surtout des vêtements qu'on aime à porter au quotidien.


J'adore la simplicité du modèle Roselette: si facile à faire, et pourtant on ne s'en lasse pas. J'en ai fait au moins 6 ou 7 pour mes filles... C'est pour moi l'équilibre parfait entre la beauté du fait-main et le coté pratique d'un vêtement qu'on porte au quotidien.

Jusqu'à présent je vendais mes modèles seulement en anglais, mais je commence à les traduire aussi en français, pour mon site en français FibreCreative.fr

Fée des Mailles

Encore une revenante de la première édition, Fée des Mailles est une fada de la laine et a sa boutique en ligne que certaines connaissent et fréquentent déjà !

-Fée des Mailles, peux-tu te présenter en quelques mots ?

Je ne m'appelle pas Fée des Mailles pour de vrai, mais je préfère garder ce nom-là pour mes activités relatives à la laine.
J'ai bientôt 45 ans, un garçon de bientôt 19 ans et une boutique en ligne de laines depuis... 2 ans et quelques mois ! Ma vie professionnelle antérieure a été un peu cahotique, variée. Elle m'a permis de développer différentes compétences qui me servent aujourd'hui pour ma boutique.

Aujourd'hui, je suis très heureuse de faire ce que je fais, et je n'ai envie que d'une chose : continuer !

Depuis quand tricotes-tu ? Quel en a été l'élément déclencheur ?

Le tricot est une longue histoire dans ma vie. Toutes les femmes tricotaient à la maison : ma mère et mes 3 soeurs. C'est l'une d'entre elles qui m'a appris. Après, j'ai toujours tricoté jusqu'à la naissance de mon fils environ. Je porte encore un pull que j'avais tricoté quand j'avais 16 ans !

Il y a un quelques années, je m'y suis remise. Et de bonnes sensations sont revenues. Cela m'a fait un bien fou !

Qu'aimes-tu dans le tricot ?

Mon père disait souvent : "les mains délient le cerveau". Et bien mes mains avec des aiguilles et du fil me le délient complètement ! Je suis passionnée : j'imagine des modèles, je regarde monter, je défais, je refais. Quand je tricote, je suis complètement absorbée. J'aime le tricot parce que c'est créatif, coloré, déstressant, calme.

Par contre, je suis incapable de dire ce que je préfère tricoter. J'apprends sans cesse. Ces derniers temps, je me suis plus concentrée sur les chapeaux. Je m'essaie sur un TOP/DOWN... Et je teste les points ajourés. J'aime beaucoup faire cela. Plus jeune, je faisais beaucoup de points irlandais et de jacquart. L'imagination est sans limite, et avec le tricot, on a l'impression que tout est possible !

Présente nous ton site, qu'est-ce qui t'a donné envie de le créer ?

Tout cela compilé et un besoin très urgent de réorientation professionnelle ont fait que je me suis décidée à ouvrir cette boutique en ligne. En fait, au départ, j'y ai pensé parce que j'avais du mal à trouver la laine que je voulais en boutique. Ensuite, le développement du web et des réseaux sociaux, dont ceux spécialisés comme Ravelry, m'ont donné des idées. Et puis, je suis une personnalité plutôt indépendante et réservée. Donc, cette activité me permet de développer mon autonomie, et de partager avec des personnes qui ont la même passion. J'adore.

Quelles sont tes laines préférées ?

J'aime beaucoup la laine, les fibres douces. Il est difficile de dire quelles sont celles que je préfère. Chez Fée des Mailles, j'ai choisi la marque KATIA car elle a un bon rapport qualité/prix et elle permet de proposer différentes belles matières comme le mérinos, la soie, l'alpaca, le lama et de jolis mélanges, et de belles couleurs. J'y ai également d'autres marques : de la marque Louisa Harding, Lana Grossa... et depuis quelque temps, du fil à tricoter teint à la main par moi même !

Quels sont tes projets pour l'avenir ?

Du coup, tout cela donne des envies. Mes projets restent autour de la laine. J'ai envie d'apprendre à filer, de créer mes propres modèles, développer ma boutique et continuer de promouvoir des créateurs autour de la laine. Et puis, mon projet le plus immédiat est d'être présente dans le LOT et de participer à cette merveilleuse fête de la laine et du tricot !

www.feedesmailles.com
email : feedesmailles@feedesmailles.com

Retour pour 2013 : Ambre Danicour

"Ambre échappée de son château fait de doux fils naturels et d'aiguilles de bois, aime la neige et les Pyrénées, est une passionnée de botanique et de plantes médicinales et tout particulièrement de la "viola odorata", ne se lasse pas de lire "La petite fadette", et espère..."

Chez Ambre Danicour, vous découvrirez des accessoires de mode et des vêtements pour les enfants réalisés en laine écologique ou en coton bio.


Ambre, pourquoi le choix des laines écologiques est-il important pour toi ?

"Le mot est dit ; "choix", j'aimerais tellement, justement, ne pas avoir à faire ce choix !!! Toutes les laines devraient être produites de manière responsable, c'est à dire sans ajout de pesticides, et de tout un tas de produits chimiques...

Si vous saviez comme je trouve ridicule de noter sur mes créations "écologique", "biologique", "organique", j'ai tout le temps l'impression de devoir me justifier, alors que si on produisait "normalement" la laine, cette justification n'aurait pas lieu d'être, ce serait plutôt l'inverse, on devrait connaître le contenu des laines traitées chimiquement ! 
J'imagine très bien : "contient des formaldéhydes" (substance classée par l'OMS comme "cancérigène certaine") ou "laine ayant été dégraissée à l'ammoniaque", ça donne tout de suite moins envie ! "

Quelle place la nature tient-elle dans ta vie ?

"Si tu entends par "nature" le champ lexical du "bucolique", à vrai dire, très peu... j'habite en immeuble, en ville, à part mes primevères sur le rebord de ma fenêtre... mais je suis une passionnée de botanique, alors dès que l'occasion se présente, à l'appel du printemps, je délaisse mes livres sur les plantes pour aller les observer de plus près et en vrai avec ma "Flore complète portative" de Gaston Bonnier, un manuel précieux pour tout bon botaniste en herbe !"

Qu'est-ce qui te plaît, dans le tricot ?

"L'odeur de la laine... et la douce tranquilité d'esprit que l'action de tricoter procure..."

... et nous, ce qui nous plaît chez Ambre Danicour, c'est sa recherche de la qualité, son engagement pour l'écologie à travers le tricot, son goût pour les détails et les jolies finitions qui font toute la différence !

Présentation d'une eleveuse-feutrière-créatrice...

Vous l'aviez rencontrée en 2011, Marie Agnès Lieutier revient pour la deuxième édition du Lot et la Laine. Eleveuse feutrière, à la ferme d'Encayère, voici sa présentation ! 



Etre éleveuse et créatrice pour moi ça tombe sous le sens. C'est la laine qui me tient d'abord ! Ne sachant pas par quel bout commencer, j'ai choisi une race de brebis "adaptée au terrain" et au climat, puis le troupeau de 60 brebis Limousines bien en place, j'ai exploré sa laine !

Je ne suis pas de tradition rurale et moutonnière, les hasards de la vie m'ont aidée à rejoindre ma passion du textile... cette fois-ci : la laine. Je me suis donc lancée dans le feutre avec la laine de mes brebis, béliers et agneaux.

Mais je ne fais pas que feutrer; je fais laver et carder cette laine chez M. Desjobert à Boisset (Cantal) tout d'abord : et l'ayant ainsi en nappe cardée, je peux la filer, confectionner des couvertures piquées à la commande, la feutrer ... parfois même je teints ... en végétal que je récolte.


Je suis arrivée au feutre dans une dynamique insuflée par "ATELIER- Laines d'Europe" il y a au moins 10 ans. J'ai fait une initiation à la filature de Chantemerle - Longö Maï, puis c'est Christina ZOFALL dans son atelier "LANA STRATUS" qui m'a formée, ensuite je n'ai eu qu'a travailler, feutrer , tout en menant l'activité agricole ( c.a.d. brebis et apiculture) plus la construction de mon atelier dans une partie de la bergerie.

Pour moi le feutre et la fabrication du feutre c'est fascinant : on part de la laine en nuage et on arrive directement à l'objet fini, on façonne, et cela se transforme en un autre quelque chose. On mets des couleurs c'est comme de la peinture...



Je travaille aussi sur commande. Par exemple ma plus grande création est de 8,50m sur 0.90m : une fresque. Mais je réalise aussi des chapeaux, écharpes de fils, tableaux, gilets, des semelles... et de la couleur manipulée pour le plaisir de les associer, ça fait de semelles merveilleuses !

Je fréquente les marchés de la laine, les expos, le marché local de mon canton de Bretenoux (Lot), et si on veux venir à l'atelier d'Encayère, n'oubliez pas de vérifier que j'y sois disponible et présente !!!

Et bien sur à très bientôt au festival !

Chat Pelote et cie

Chat Pelote et compagnie, ce sont deux boutiques, l'une sur internet et l'autre en Gironde, mais Chat Pelote et compagnie, c'est surtout Sophie, une jeune entrepreneuse de 34 ans qui, après  dix années passées à travailler comme assistante de gestion, a décidé de vivre de sa passion pour les loisirs créatifs en ouvrant, en août 2011, sa première boutique à Martignas-sur-Jalle, où l'on peut trouver de la laine ainsi que des articles de mercerie. 

En mai dernier, elle lance sa boutique internet dans laquelle elle propose des laines teintes à la main, des laines à teindre, des yeux de sécurité et du tissu.




Sophie, comment es-tu tombée dans la marmite ?

 Je suis depuis toujours une touche à tout en loisirs créatifs, j'ai fait du scrapbooking, des perles, de la fimo ...
J'ai évolué au gré des modes et des découvertes faites sur internet. Ma mère m'avait appris le tricot étant jeune, mais je n'avais pas continué à l'adolescence. Au fil de mes promenades sur le net, de blog en blog, j'ai découvert le monde du filage de la laine qui m'a replongée dans cette matière. De fil en aiguille (c'est le cas de le dire), j'ai replongé dans le tricot et j'ai découvert les joies de la teinture.



Puisque tu l'évoques, peux-tu nous parler un peu plus de ton activité de teinturière ?
La teinture, je l'ai découverte grâce au forum de Tricofolk (forum dédié au filage de la laine, la section teinture est bien fournie). Et quand on commence, on devient vite accro. J'ai commencé par des teintures alimentaire sur des fibres à filer, comme beaucoup de teinturière, les fameux petits tubes de Vahiné ... Puis j'ai testé la teinture végétale. J'aime beaucoup les couleurs obtenues avec les teintures végétales.Le problème de ces teintures, pour moi, est la consommation importante d'eau nécessaire au rinçage.

J' ai un peu abandonné cette activité le temps d'ouvrir la boutique, car ça prend beaucoup de temps ce genre de projet, surtout quand on travail à temps plein en même temps. Depuis environ six mois, l'envie de proposer mes laines est revenue, notamment de belles laines pour tricoter de beaux châles en dentelle (ce que je tricote beaucoup).



Comment travailles-tu les couleurs ?
J'aime les couleurs douces, les pastels, j'aime les bleus et les violets surtout. Je n'ai pas d'inspiration particulière, je teste les mélanges de couleurs dans un pot transparent, et quand j'aime la couleur, j'y mets mes laines. Les teintures végétales, c'est « pire », j'y vais carrément au pif pour les quantités car de toute façon, les couleurs sont toujours très belle à mes yeux, alors du coup, j'ai une surprise à chaque fois, et ça, c'est magique.

Je teinte avec les teintures Greener Shades, qui sont sans métaux lourds et compatibles avec une teinture écologique. Pour les teintures végétales, j'utilise les extraits qui, à mon sens, sont non seulement plus pratiques à utiliser et à stocker (je travaille dans ma cuisine), mais qui, en plus, nécessitent beaucoup moins d'eau.





Attaches-tu une importance particulière au choix de tes fils ?
Pour les fils, je fais attention à la provenance mais aussi à la qualité.
Les laines que j'utilise pour la teinture, et que je vends aussi, sont d'origine anglaise, européenne ou sud-américaine mais elles sont filées en Europe. J'ai aussi trouvé une laine 100% française : du mérinos français filé dans l'une des dernières filatures du pays, la Hélia. Je propose également une laine à chaussette d'origine française, baptisée Onagre, qui donne un très beau résultat. Ma gamme de laines teintes à la main compte en outre  une laine fingering moitié BFL moitié soie, la Quercus, ainsi qu'une laine lace, moitié falkland et moitié tencel : la Eucalypt. Cette dernière est particulièrement écologique car le tencel est une fibre d'avenir, issue de fibre de bois provenant de forêts renouvelables. Le tencel nécessite moins d'eau que le coton et ne nécessite pas de produit chimique à la transformation, comme c'est le cas pour le bambou. De plus, le mélange tencel et laine donne une laine très douce et très brillante. Un nouvelle laine Bio sera également présentée au Festival !

Quant aux laines industrielles que je propose dans ma boutique de Martignas-sur-Jalle, ce sont en priorité les laines Katia (espagnoles) et les laines Cheval Blanc (françaises).

Comment imagines-tu le festival du Lot et la Laine et qu'en attends-tu ?
J'imagine d'abord une grande rencontre avec d'autres  créateurs. Un grand moment de convivialité avec les ravelriennes qui pourront venir. Ca sera aussi l'occasion de montrer mes laines au grand public pour la première fois, même si j'ai de bons retours dans ma boutique ... J'y ferais aussi découvrir les laines à teindre ainsi que des extraits végétaux made in France. Croisons les doigts pour avoir du beau temps, mais, qu'il pleuve, qu'il vente, ou qu'il neige, je serais là !

Et en attendant la mi-juillet, on peut également retrouver Sophie sur son blog.

Merci à Aziliz pour l'interview et à Sophie pour ses réponses !

vendredi 28 juin 2013

So! Fil - boutique en live, boutique en ligne

Présentation de So!Fil - une boutique des fils à tricoter avec une jolie sélection de laine... 
 
Pourriez-vous vous présenter ? Comment avez vous attrapé le virus laine ?


Mère de trois enfants, une quarantaine d’années, j’habite à la campagne avec ma famille. La laine a toujours fait partie de mes loisirs récréatifs. Très jeune, adolescente, j’ai aimé créer mes propres vêtements, loin des lignes universelles proposées par les grandes marques, et plus proches de mes propres goûts.
Je crois sincèrement que le tricot, la broderie, la couture permettent d’exprimer sa personnalité, tout en se détendant. On peut par ailleurs rencontrer d’autres personnes passionnées, et se constituer ainsi un réseau d’amis extrêmement riche.


Racontez nous votre parcours pour la création de cette boutique - quelles étaient vos motivations, vos envies ?

J’ai souhaité développer une activité professionnelle qui correspondait à mes propres intérêts personnels. Comme j’étais toujours à la recherche des meilleurs produits et des techniques nouvelles, il m’est apparu évident de partager le fruit de mes recherches avec les autres.
Voilà comment j’ai crée So !Fil, la boutique située à Osmoy dans les Yvelines, ainsi que le site internet qui permet d’effectuer en toute sécurité les commandes à distance. Par ailleurs, comme j’aime aller à la rencontre de gens d’horizons différents, il est vrai que j’ai également pris goût aux salons, qui me permettent d’écumer la France.

Souhaitez-vous faire évoluer votre boutique prochainement  ? Avez vous d'autres projet en incubation ?

Nous avons procédé à l’agrandissement de la boutique car le développement des ateliers s’est nettement accéléré, tant les participants y ont pris goût. Il s’agit de moments de convivialité, où l’échange permet d’acquérir rapidement, et dans la bonne humeur, des techniques nouvelles, de progresser, d’améliorer son travail. Ces ateliers seront encore plus développés à l’avenir.

Allez-vous proposer quelque chose de particulier au festival du Lot et la Laine?


J’ai un petit faible pour ce festival car une partie de ma famille réside dans le Lot, et que j’y ai, quelque part, des racines. Il y a un petit côté sentimental.
Ensuite, je compte y présenter tous les plus beaux produits de notre gamme, en souhaitant vivement pouvoir permettre aux participants d’acquérir des produits de très haute qualité même si ils ont des budgets serrés.

Avez-vous des attentes particulières de ce festival ?


Aller vers des gens formidables, échanger, vivre sur le plan humain des rencontres enrichissantes avec des personnes qui sont animées par la même passion que moi !

Made in Elles - « La journée est une réussite quand il y a une rencontre »

Coline Marquet est feutrière dans le Lot-et-Garonne et Ingrid Jobet, tisserande
à Matha (Charente maritime). Ensemble, elles ont créé l'association « Made in
Elles », grâce à laquelle vous pourrez faire leur connaissance pour la première
fois pendant le festival. Faisons les présentations...

Où et comment avez-vous entendu parler de ce festival ? Qu'est-ce qui vous
a donné envie d'y participer ?

Coline : J'en avais beaucoup entendu parler après la première édition dont j'avais eu de très bons échos, ce qui m'a vraiment motivée pour participer. Les personnes que j'ai rencontrées étaient plutôt là en visiteurs. Elles m'ont parlé d'une très bonne ambiance, de choses très intéressantes, à voir, à partager,
des ateliers, etc.

Ingrid : Peut-être parce que, géographiquement, je suis plus loin, c'est par le dossier d'inscription qui est arrivé sur ma boîte mail que j'en ai entendu parler la première fois (rires). Quand on s'est vues avec Coline, c'est elle qui m'en a fait la publicité, donc pourquoi pas. Je suis très contente d'aller y faire un tour.


Comment vous présenteriez-vous ? Pourquoi et comment « Made in Elles » ?

Coline : « Made in Elles » est une association qu'on a constituée depuis peu pour rassembler des artisans sur des lieux de vente. Dans l'association, nous sommes deux à travailler la laine.
Moi, je suis feutrière. Je suis arrivée au feutre un petit peu par hasard, en ayant rencontré des amis qui le travaillaient, il y a maintenant sept ans.
J'ai toujours aimé travailler la matière, faire des choses à la main et j'ai vraiment eu un coup de foudre pour cette  technique. Je me suis lancée un ou deux ans après l'avoir découverte. J'ai un peu approfondi la technique et après, je me suis lancée dans la fabrication et la vente sur les marchés, les salons, etc.

Ingrid : Je suis aussi autodidacte. J'ai eu différentes expériences professionnelles et puis, depuis cinq ans, je me suis mise au tissage. Depuis
deux ans, c'est mon activité unique : je suis tisserande.
Avec Coline, on s'est rencontrées sur une manifestation textile et c'est à
travers nos activités que les liens se sont créés entre nous. Depuis, on se croise, on essaie de se retrouver sur des expos, des salons, de participer
ensemble.


Est-ce que vous vous sentez plus artisan qu'artiste ou vice versa ? Quelle est la différence ?

Coline : Je me sens beaucoup plus artisan d'art qu'artiste. C'est très personnel, mais la différence va se jouer dans l'approche du travail ou la façon d'envisager les techniques et la façon de faire. Je suis plus dans le côté pratique et utile des choses que je fabrique.

Ingrid : Moi aussi, je suis 100% artisan d'art. Je ne me sens pas du tout
artiste et, comme Coline l'a dit, quand on est artisan d'art, on est dans une
démarche esthétique, mais avec des objets usuels et on est dans le concret.
Pour moi et ce n'est que ma vision personnelle, l'artiste ne vit pas dans le
même univers que le nôtre.

Que pourra-t-on trouver sur votre stand ? Comment le reconnaîtra-t-on ?

Ingrid : Comme la manifestation porte sur la laine, je ne pourrais pas présenter mes lirettes*. En laine, je fais du tissage, des créations personnelles et uniques... Ce sera donc essentiellement des  vêtements : les premières vestes que je fais, des gilets sans manches, des ponchos, quelques petites
pèlerines, des écharpes femme et homme...

Coline : Comment se différencier ? C'est une grande question qu'on se pose en tant qu'artisan.
Autant Ingrid que moi, on veut vraiment créer des choses qui nous
ressemblent. Quand je fabrique quelque chose, il se passe vraiment quelque chose avec ce que je fais. Donc, souvent, quand les gens me voient, ils ont ensuite tendance à me reconnaître assez facilement, parce que je fais des choses qui me sont assez personnelles et qui, du coup, ne se retrouvent pas sur les stands des autres feutrières.
Je trouve qu'Ingrid a aussi quelque chose comme ça. Elle essaie vraiment de faire quelque chose de plus personnel, qui sort un peu de ce qui se fait habituellement en tissage en laine.
Pour le festival, en feutre, il y aura certainement des chapeaux, des bijoux
(colliers, boucles d'oreilles, broches...), beaucoup de fleurs (j'aime beaucoup
faire des fleurs) et puis quelques vêtements aussi qui sont en train d'être mis
en place, les nouveautés de l'année.

* Ingrid explique : « La lirette c'est une technique de tissage qui consiste à recycler des tissus en coton usagés. On les coupe en bande et on les retisse avec une chaîne en lin. Je travaille ensuite la lirette en relief, en volume, pour faire des sacs ».

Vous êtes toutes les deux relativement jeunes. Est-ce que vous avez  l'impression d'appartenir à une « race » en voie de disparition, à la relève, à
une nouvelle génération ?

Coline : Ah ben, oui ! J'espère qu'on fait partie de la relève ! En tout cas, on essaie de se positionner comme ça, pour essayer de faire vivre et ancrer nos savoir-faire dans ce qui se fait maintenant et dans quelque chose qui va vers le futur.

Ingrid : D'où la création de « Made in Elles », de façon à travailler ensemble et à avancer en créant des projets ensemble. On essaie de se prendre en main et non pas d'être attentistes. C'est important de participer aux festivals, aux expositions, etc., mais on doit aussi être moteurs de notre propre activité et réussite. C'est ce qu'on essaie de faire aussi à travers cette association.

Coline : Ça nous permet de créer des choses qui nous correspondent.
Aujourd'hui, on voit des boutiques éphémères se créer un petit peu partout en
France : on investit une boutique en centre ville pendant un, deux, trois mois, sur des périodes bien précises, comme l'été ou pour la période de Noël. Ça nous permet de toucher un public différent, qui ne vient pas forcément sur les salons ou les marchés, et d'une façon différente : il peut revenir plusieurs fois... On crée donc nos propres opportunités pour pouvoir présenter notre artisanat, le vendre et en vivre.
Ingrid : L'hiver dernier, entre novembre et décembre, nous étions trois artisans dans une boutique éphémère à Brive-la-Gaillarde ce qui nous a permis de toucher un public curieux de trouver de l'artisanat présenté de cette façon-là et à cet endroit.

Quelles sont vos relations avec la génération qui vous a précédées ?

Ingrid : Ce qu'il faut dire c'est que la génération qui est avant nous est de l'âge de nos parents. Il n'y a personne d'intermédiaire entre nous. C'est déjà une première donnée.

Coline : Ça a été très différent suivant les personnes. Certaines nous ont très bien accueillies, nous ont vraiment aidées, encouragées, motivées pour continuer. Elles ont bien compris qu'on était la relève. Mais, avec d'autres, ça a été un peu plus compliqué. Une époque différente et donc des façons de faire différentes... Il y a des fois des petites incompréhensions, mais on fait de plus en plus notre place et, de toute façon, on est là et bien présentes !


Ingrid : C'est comme dans tous les milieux professionnels, le jeune qui arrive doit faire ses preuves. Il y a beaucoup de ça. Et puis, étant toutes les deux autodidactes, certains professionnels attendaient vraiment qu'on montre qu'on était à la hauteur.

Vous êtes ouvertes à d'autres techniques ou vous préférez approfondir celles
que vous utilisez pour être sûres de les maîtriser ?

Coline : Je pense qu'on apprend toute sa vie, surtout dans l'artisanat d'art, on évolue tout le temps. En ayant appris en autodidacte, je vais vers ce qui m'intéresse, ce qui me rend curieuse. Du coup, ça peut partir dans tous les sens. Des fois, on a vu quelque chose, puis ça revient six mois, un an, deux ans plus tard et ça correspond à ce qu'on a envie de faire à ce moment-là. Par exemple, le feutre à l'aiguille est quelque chose que je n'utilise pas beaucoup. C'est une technique très récente et mécanique, donc un peu différente de l'eau et du savon. Même si on fait aussi des choses très sympathiques. Ça donne aussi des idées d'intégration. C'est ça qui est rigolo : on peut vraiment mélanger beaucoup de techniques différentes...

Ingrid : Dans le tissage, j'ai encore des milliers de choses à apprendre et je profite de toutes les opportunités, toutes les rencontres pour apprendre différentes techniques : en voyageant, en faisant des formations, avec des livres, etc. C'est un domaine vaste et j'aime aussi apprendre les autres techniques qui ont trait au fil. J'ai fait un peu de feutrage, du tricot, de la broderie...

Vous vous apprenez des choses entre vous ?

Ingrid : Oui ! On a même des pièces à quatre mains !

Coline : Pour le festival, on aura des pièces tissées par Ingrid et sur lesquelles je viens réappliquer du feutre.

Qu'ajouter en conclusion ?
Coline : C'est toujours un plaisir de se retrouver sur un thème commun, la laine, de rencontrer d'autres personnes qui travaillent cette matière, de revoir tout le monde, d'échanger, que ce soit avec des gens qu'on rencontre pour la première fois ou le public qui vient sur ces manifestations et parmi lequel on reconnaît les mêmes personnes. C'est sympathique de voir l'évolution du travail de chacun. Dans le public, certaines personnes apprennent un peu la technique, donc elles viennent nous montrer. Il y a vraiment un échange. C'est le plus important pour moi.

Ingrid : J'ai le même sentiment : travailler au niveau du réseau professionnel sur le thème de la laine, agrandir ce réseau pour accéder à d'autres expositions, et puis, bien sûr, le réseau au niveau de la clientèle, parce que c'est notre métier et on a aussi besoin de réaliser des ventes pour continuer à vivre. Pour que ce genre de manifestations continue à exister, il faut qu'il y ait des professionnels qui puissent les représenter.
On fait ce genre de manifestations pour ne pas rester figées. On a envie de partager notre passion, parce que c'est toujours des passions. Donc, avoir un public passionné, intéressé, c'est une réussite. La journée est une réussite quand il y a une rencontre.

Plus d'informations ici : http://feesenfil.blogspot.fr/

jeudi 20 juin 2013

Elodie Chosson & Yarn bombing

Vous avez peut être découvert Elodie Chosson avec le projet de yarn bombing (bombardement de laine) à Cahors, pour Juin Jardins... Rencontre avec cette "taggeuse" de laine !

 Quelle est votre histoire avec la laine, votre rencontre, votre parcours ? 

Depuis ma petite enfance! Ma grand-mère et ma mère qui étaient pourtant des intellectuelles m'ont toujours enseigné ces précieux arts domestiques que sont  le crochet, le tricot et la broderie qu'elles tenaient en haute estime au même titre que la lecture ou la visite d'un musée.  J'ai longtemps tricoté des pulls mais j'avoue que cela m'intéresse moins que des projets artistiques laineux!

Vous avez lancé l'an dernier le yarnbombing dans Cahors, vous nous rappelez le concept?

Le concept est de réunir le maximum de personnes pour envahir un quartier de tricot et de crochet. J'ai donc travaillé avec des écoles, maison de retraite, des travailleurs handicapés autour de tricothé. L'idée est que le projet soit collaboratif de la fabrication à la pose.  Pour porter ce genre de projets et d'autres nous avons crée une asso : Coup d'fils.

Que nous préparez-vous de beau pour le festival ? 

Du yarnbombing, c'est sûr!! Et des fleurs aussi, et de la surprise....

Vous êtes plutôt crochet ou tricot, plutôt laine ou coton ? Quelles sont vos couleurs de prédilection?

Je suis tout!! cela dépend du projet et des gens qui y participent.  Mes couleurs sont celles de l'Amérique du Sud, vives voire criardes et mes préférées sont les tonalités de rose, vert, jaune, rouge.

De quoi rêvez-vous pour cette édition ? 

De soleil, de belles laines et d'un moment de convivialité et d'échange.

mardi 18 juin 2013

Artifilum

On continu le cru d'excellentes boutiques de matériel dédié aux arts de la laine et le textile avec Artifilum !

 

 Qui êtes-vous Lina ?

Suédoise, j’ai appris le tissage à Stockholm. Depuis quelques années, dans mon atelier de tissage, je propose des stages d’initiation. J’ai repris l’activité d’Artifilum depuis un an par le biais de la Sarl Au fil de Lina dont je suis la gérante.

Votre boutique internet propose un vaste choix pour le tissage, la tapisserie, le filage ... pourquoi ce choix ?

La boutique en ligne www.artifilum.com  propose, en effet,  aussi bien  aux professionnels du textile qu’aux personnes débutantes des produits de haute gamme et d’excellentes qualités. Mes contacts avec de nombreux fabricants en Europe et en dans le monde me permettent de proposer  un choix très large en matière première, fils, fibres et matériel.

Ouvrir une boutique sur l'art du textile n'est donc pas un hasard ?

C’est une formidable opportunité pour moi de travailler avec les matières premières textiles. Du fait de la création de ma propre entreprise, je dois prioriser pour l’instant l’activité de la société au dépend de la création. Mais, mes connaissances techniques et artistiques me permettent d’apporter à mes clients les conseils les plus précis possibles et répondre à leurs attentes.

Vous êtes présente au festival 2013, qu'est-ce que vous en attendez ?

Connaître, partager et échanger avec les visiteurs, les exposants et les autres professionnels autour des thèmes qui nous passionnent mutuellement ! La présence d’Artifilum dans le Festival permettra aux nombreux passionnés du textile de trouver le matériel adapté à leur besoin.

Et pour terminer, une petite révélation à nous faire ?

J’ai, lors de mes contacts avec mes clients, la chance de découvrir de plus en plus de personnes passionnées par la création textile. Je suis constamment émerveillée par les réalisations effectuées et les échanges permanents restent des moments privilégiés pour moi.

lundi 17 juin 2013

La Roulotte des Laines

Nouvelle venue cette année, la Roulotte des Laines est revendeur de matériel de filage, tissage et cardage, notamment les jolis rouets de Schacht (que ce fileur qui n'a jamais lorgné sur la mignonne Ladybug ou le très original Sidekick me jette la première pierre) !



Où et comment avez-vous entendu parler de ce festival pour la première fois ? Qu'est-ce qui vous a donné envie d'y participer ?

J’ai été contactée par les organisatrices, et renseignements pris j’ai eu de bons échos de cette manifestation. Et j’aime beaucoup aller sur le terrain en rencontrer des passionnés de laine !

Qu'attendez-vous de l'édition de cette année ?

De belles rencontres et des nouveaux contacts, et de bonnes affaires. :)

Comment vous présenteriez-vous en tant que personne et en tant qu'artisan pour les personnes qui ne vous connaîtraient pas du tout ?

Passionnée, toujours en recherche de techniques, de matières, de créations à H 24.

Quel est le parcours qui vous a amené là où vous en êtes aujourd'hui ?

C'est une reconversion professionnelle.

Pourquoi et comment « La roulotte des laines » ?



Pour le côté bohème et libre. Pour le mélange des genres et des antinomies, des cultures. Pour le mélange des matières et des couleurs jusqu'à l'exubérance. Pour le mouvement. Pour le voyage dans un monde où il est possible de s'accommoder de tout et s'enrichir de rien.

La roue de la Roulotte, la roue du Rouet...

Est-ce que vous vous sentez plus artisan qu'artiste ou vice versa ?

Je reste modeste et artisan. Il y a peut être une alternative entre les 2 - artisan d’art.

De votre point de vue, quelle est la différence ?

La racine étymologique est la même, pour moi la différence et  dans le regard des autres et la considération, et la reconnaissance  que l’on veut vous donner.


Que pourra-t-on trouver sur votre stand (produits, conseils, animations) pendant le festival ? 

De l’artisanat textile, les fils filés main, du tissage, un peu de feutre, du tricot. Du filage sur le stand . Et les conseils suivant les questions posées par les interlocuteurs - rien de très particulier si ce n’est qu’un fouillis de couleurs.



Quelles sont les techniques que vous utilisez/que vous privilégiez ? Comment les présenteriez-vous à quelqu'un qui n'en aurait jamais entendu parler ? Qu'est-ce qui vous inspire ?

J’aime beaucoup toutes les techniques que j’utilise mais le filage vient en tête. Le feutre et le tissage sont plus des envies d’un moment, mais demandent aussi plus de mise en œuvre.
Le filage, une technique ancienne et basique, qui n’a plus d’intérêt économique pure, mais une conservation du savoir faire, et pour le coup l’utilisation de se savoir faire au service de créations nouvelles.Et en plus c’est très méditatif : les fibres, les textures et la couleur.


En faisant un tour sur votre site internet, on découvre votre passion pour les lamas. Est-ce que vous pouvez nous en dire plus à ce sujet ?

C'est une bonne alternative à la tondeuse à gazon, qui en plus fourni de la laine, et un excellent engrais !

Si des rouets ou autre attirent votre regard, n'hésitez pas à contacter la Roulotte des Laines pour plus de précisions et peut être une livraison sur le festival ?

mercredi 12 juin 2013

Back for 2013 : EdWeave et ses tissages en angora


 EdWeave vous propose des tissages artisanaux en laine angora entièrement fabriqués en France, des pièces uniques conçues avec le plus grand soin, et s'engage pour un "slow artisanat" qui prend le temps de respecter les temps d'élevage, de confection des laines ainsi que les différentes étapes du tissage.

Mais qui se cache derrière le nom "EdWeave" ? EdWeave est la contraction d'Edwige ajoutée au verbe anglais "weave" qui signifie "tisser". Edwige conçoit les différents modèles et motifs, choisit la laine chez son producteur et éleveur de lapins angora, et tisse, ensuite, à la demande sur un métier à bras. Elle effectue enfin les façonnages et finitions de toutes ses réalisations que vous pouvez retrouver sur son très beau site.

Elle travaille actuellement à l'élaboration de nouveaux modèles en tissage tubulaire que l'on espère pouvoir découvrir cet été dans le Lot !

Comment est né "EdWeave" ?

EdWeave existe depuis peu. C'est une approche différente de l'angora qui a fait naître EdWeave. Cette fibre était surtout réservée aux femmes pour un usage occasionnel ; elle a pourtant des qualités très intéressantes : douceur, chaleur et légèreté.

C'est pourquoi EdWeave réalise des pièces destinées à un usage quotidien. Les modèles sont simples et fonctionnels. Les modèles sont intemporels et unisexes.

Pouvez-vous nous en dire plus sur votre concept très intéressant du "slow artisanat" ?

Le "slow artisanat" est un dérivé de la notion de slow design. Celui-ci est défini par des réalisations uniques ou en séries limitées, des matériaux issus du développement durable, une technique traditionnelle et artisanale sans délocalisation, ni exploitation de l'artisan.

Où est installé votre atelier ? Est-il ouvert au public ?

Il se situe à Chantenay-Villedieu. Il n'y a pas réellement de visites et de démonstrations. Mais chaque réalisation étant unique, cela amène régulièrement les personnes intéressées ou curieuses à venir à mon atelier afin de découvrir les coloris, les motifs et les modèles.

EdWeave   
3 rue du pont Aubry 
72430 Chantenay-Villedieu

    un nouveau statut : Auto-entrepreneur depuis mars 2012

    et un prix : lauréate du concours CAP CREATION SARTHE session 2012.

Son site et sa boutique en ligne
Merci à EdWeave pour ses réponses.

lundi 10 juin 2013

Rencontre avec Christine Leconte, crocheteuse freeform


Tout d'abord peux tu te présenter en quelques mots et expliquer l'origine de ton intérêt pour les arts de la laine?
Bonjour, j'habite dans la Sarthe et je crée des vêtements en crochet libre ou freeform depuis 2009.

Après quelques années de passion pour le textile et le patchwork plus particulièrement, de peinture, de mosaïque, je recherchais un autre support qui puisse s'y ajouter. J'ai ainsi découvert le freeform de Héloise Gosse (http://freecolors.over-blog.com/ ) et son tout premier pull qu'elle a refusé de me vendre tout en me disant d'en faire un moi même. C’est ce que j'ai fait et tout est parti de là : ce fut une révélation. Les laines et les fibres me permettaient de "peindre" des formes.

Comment en es tu venue à la création de pièces en crochet freeform?
C'est venu naturellement. Avant de faire du crochet, je faisais pour le plaisir des vestes en patchwork car je trouvais peu de vestes et manteaux dans le commerce qui me plaisent. J'aime les assemblages et  l'idée de créer un vêtement qui reflète la personnalité de celle qui le porte.

Et comment en es tu venue au filage?
Le filage fut une curiosité à assouvir. Le plaisir de créer ses propres textures, le plaisir de créer son propre fil. Et c'est devenu une addiction au même titre que le crochet freeform. Je ne vends pas mes filages mais je les utilise dans mes créations.

Quelles sont tes sources d'inspiration?

J'ai peu de sources d'inspiration, mes créations sont très personnelles. Peut-être le scrapbooking, la technique du mixed media, une image dans sa globalité, la forme des nuages, une tache sur un trottoir, un mur usé par le temps.

Tes matériaux et techniques favoris?
Comme matière première je préfère la laine filée au rouet, l'alpaga, la soie et le mohair. Je n'aime pas l'acrylique sauf pour les couleurs fluos.

D’un point de vue technique j’utilise beaucoup le point bullion. D'ailleurs je vous l'apprendrais au Festival au cours d’un atelier d’initiation au crochet freeform.

As tu des couleurs de prédilection?
J'aime travailler avec presque toutes les couleurs, j’aime les contrastes ou bien au contraire les monochromes, mais ni le kaki, ni le marron.
 
Quelles types de pièces préfères tu créer ?
Je n'ai pas de préférences, la plupart de mes créations de vêtements sont des commandes. Sauf mes trois premiers pulls, les écharpes, les cols et certains sacs. Par contre les bijoux sont faits au feeling et souvent lorsque je traverse un passage émotionnel "difficile".

Mes créations ne sont visibles que sur internet, sur mon site et sur mon blog ou bien chez moi si une personne souhaite les voir, et bien sûr en juillet au Festival !

Y a t il des évolutions dans ton travail ?
Oui, j’ai l’impression, je découvre de nouvelles techniques qui viennent enrichir mes créations : actuellement j’apprends le tricot (juste les points simples), le feutrage et aussi le tissage. J'ai intégré des morceaux de feutrage dans des pièces de crochet freeform et pense faire la même chose avec le tissage. Dans le monde des fibres l'imaginaire est finalement notre seul frein.

Qu’attends tu du Festival ?
C'est ma première participation à ce Festival et ma première exposition aussi. Je le fais pour rencontrer les participants en chair et en os et passer de bons moments de communication avec tous !


http://christineleconte.canalblog.com/ - http://christine-leconte.com/


Merci à Alissou pour l'interview !

dimanche 9 juin 2013

Elfie, designer tricot ludique !

Rencontre avec Elfie et son univers à la fois coloré, drôle et décalé.
Elfie, d’où te vient ton inspiration?
Je n'ai pas de formation de dessin ni en textile donc je dessine comme un enfant! J'en ai pris mon parti et m'inspire de ce que je vois au quotidien autour de moi mais avec des formes simples (fruits, légumes, arbres, poisson, ...).
J'aime beaucoup les imagiers, ces dictionnaires pour les petits où choses, objets et êtres vivants sont dessinés très naïvement. C'est un peu cet esprit que j'essaye de retrouver dans mon tricot. Cela donne un univers enfantin et ludique.
Pour ce qui est des bestioles c'est plus l'univers du cartoon, du dessin animé, de la BD qui m'inspire. Avec une forte inspiration des Shadok!
Et toujours beaucoup de couleurs. Je crois que je les aime toutes! J'adore tricoter des jacquards, des motifs ou des torsades en couleur contrastée.

Tu parles de l’art du tricot, peux-tu nous en dire plus?
Le tricot a été pendant longtemps (et encore un peu...) considéré comme un art ménager donc mineur. Les filles apprenaient à tricoter à l'école ou avec leur mère et une bonne épouse se devait de savoir tricoter, comme elle devait savoir cuisiner!! Pourtant cuisine et broderie sont sortis du giron féminin pour devenir des "arts". Le tricot traîne encore derrière lui une image vieillotte, désuète, ringarde et un peu kitsch.
Du coup cette technique formidable et infinie (c'est dingue ce qu'avec 2 aiguilles, 1 fil et très peu de points de base il est possible de réaliser) est sous-estimée.
En soi le tricot est une technique, une manière de faire, un savoir-faire. Comme la couture, le tissage, la broderie, la peinture, etc. Après libre à chacun de se l'approprier et d'en faire ce qu'il en veut, de l'art, du prêt à porter, des jouets, des tapis.
Plutôt que de parler d'art du tricot, pour moi, à l'image de ce que l'on appelle les métiers (vieux métiers, métiers d'art), le tricot est un métier. Quand on me demande ce que je fais je dit que je suis "tricoteuse". J'y tiens beaucoup, c'est mon métier!
J'ai commencé à tricoter sérieusement il y a 5 ans. J'ai appris avec des livres de points. Je commence à en avoir une petite collection que je feuillette quasi quotidiennement en rêvassant. Ils sont ma source d'inspiration. Chaque point a un relief, une texture, une manière de capter la lumière et surtout un dessin qui me fait penser à des choses, des objets.



Quoi de neuf pour cette édition 2013 ? 
Mes modèles sont désormais tous déclinés en fiches et en kits tricot. J'exposerai en avant première quelques modèles de la collection automne hiver 2013 ! Il y aura des vêtements et accessoires (enfin!) pour enfant, femmes et hommes et des modèles plus déco.


Merci Elfie, à très bientôt dans le Lot!
en attendant, vous pouvez découvrir son univers sur son site :
www.elfietricot.com